CHRONOLOGIE

1900

Second jeux olympiques modernes : admission des femmes dans la compétition

1936

JO de Berlin : première vérification du sexe

Les coureuses américaine Helen Stephens et polonaise Stella Walsh s’accusent mutuellement d’être des hommes. L’IAAF leur fait passer un examen médical physique: prémisse des tests de féminité.

Plus de détails ICI

1938

Une ambiguïté sexuelle révélée chez l’athlète allemande Dora Ratjen

Dans la catégorie du saut en hauteur l’athlète établit un nouveau record du monde aux championnats d’Europe d’athlétisme de 1938. Dans ce contexte d’avant guerre des soupçons sur son sexe provenant de la presse émerge dès 1936. Elle subit une examination médicale qui révèle un symptôme de micro-pénis, associé à un symptôme d’absence de la formation d’un ou des deux testicules (cryptorchidie). On lui retire ses titres et l'exclut de la fédération allemande d’athlétisme. Elle change son nom pour Heinrich Ratjen. 

1966

Examens de contrôle des sexes rendus obligatoires pour les athlètes féminines

L’IAAF impose des tests de féminité dans le but d’empêcher les tricheries, c’est à dire les hommes de concourir dans la catégorie féminine. Les tests, aussi appelés  “examens de visu” consistent à faire défiler les athlètes féminines devant un panel de juge qui étudient alors leurs organes sexuelles génitaux.

Plus de détails ICI

1967 - 1968

Introduction du test des corpuscules de Barr

Le test des corpuscules de Barr est introduit lors de la Coupe d’Europe d’Athlétisme en 1967 et les JO d’hiver de Grenoble de 1968 et remplace les examens de visu. Toutes les athlètes féminines participant aux Jeux d'été de Mexico de 68 ont été testées pour la présence d'un corps de Barr dans des cellules de la muqueuse buccale. Le corpuscule de Barr, composant du noyau des cellules, permet d’identifier l’absence ou l’inactivation d’un deuxième chromosome X (chromosome déterminant le sexe féminin). Le CIO généralise le test des corpuscules de Barr.

 

Plus de détails ICI 

1985

L’athlète Maria Martinez-patino échoue au test de féminité : elle entame un combat afin de lutter contre cette réglementation

1992

La méthode génétique PCR-SRY

Cette méthode, introduite aux Jeux Olympiques d’Albertville remplace les tests de corpuscule de Barr. Elle permet d’identifier le chromosome Y (marqueur du sexe masculin). Une approche qui contraste avec la précédente: on cherche cette fois un gène masculin chez les athlètes féminines.

Plus de détails ICI

2000

Suppression des tests de contrôle de genre systémiques

Les instances sportives dont notamment l’IAAF et le CIO changent leurs règlements. Les tests appelés « contrôles de genre » ne sont plus systématique mais soumis uniquement en cas de « soupçon » sur le sexe d’une compétitrice. Les tests s’effectuent dès lors sous la forme de dosages hormonaux.

2009

Caster Semnya remporte la médaille d’or des jeux olympiques de Berlin

L’athlète concourt dans la catégorie du 800 mètres et dépasse son record personnel d’une seconde. Son physique et ses performances éveillent des soupçons et questionnent le public, les journalistes et les instances sportives. Elle subit un test de féminité par l’IAAF en 2009 dont le résultat n’est pas dévoilé. Elle est autorisée à concourir.

Plus de détails ICI

2011

“Les règles sur l’hyperandrogénie”

C’est le nom du nouveau règlement imposé par l’IAAF. Il a pour but de fixer un cadre dans le cas ou le sexe d‘une athlète est contesté. L’IAAF autorise les athlètes à concourir seulement si leurs taux de testostérone sont inférieurs à la fourchette de valeurs normales des hommes (moins de 10nmol/L).

2015

Dutee Chand poursuit l’IAAF devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS)

L’athlète Dutee Chand est interdite de compétition après avoir été testée. Elle poursuit l’IAAF devant le TAS. Le Tribunal Arbitral du Sport suspend le règlement de 2011 pour causes d’absences de preuves scientifiques de la légitimité de son règlement.

2018

“Le règlement d’admissibilité”

L’IAAF publie ce nouveau règlement qui vise les femmes dites hyper androgynes, intersexes, ou DDS («différence du développement sexuel»). Il établit de nouveaux taux de testostérone (5nmol/L) à ne pas dépasser pour les athlètes afin de concourir dans la catégorie féminine.

fleche verte.png

2020

Situation actuelle

Pour aller plus loin, cliquez ici